La petite clope qui tue le spleen
Vient de me réveiller un air
Quelques accords que j'assassine
Sur lesquels je pose mes vers
Sans les casser je les entasse
Dans des octosyllabes morts
En attendant que je trépasse
D'en avoir apprécié le corps
Je divague je me ratatine
Je vois mon avenir en vin
Toutes mes émotions s'avinent
Mes vers en deviennent divins
Sur mes mots je pose mon prose
Et propose un deal à la Lune
Que Pierrot nous lâche les choses
Et qu'il veuille nous laisser sa plume..
Vous connaissez ce sentiment? Vous savez celui d'avoir foiré, d'avoir échoué, d'avoir perdu volontairement un être cher.
Je sais que je peux être heureuse, mais je me complique toujours la vie, je m'enmêle trop les pinceaux, j'ai mélangé toutes les couleurs dans ma tête et je sais plus où j'en suis, alors je vais essuyer chaque pinceau un par un et on verra bien l'eau qui en découlera.
Mais vous savez, au moment de vous endormir, il y a tellement de pensées qui m'envahissent que je ne sais plus de quel côté me tourner pour rêver tranquillement.
Je ne sais pas prendre soin de ce que l'on me confie et je suis si désolée.
Je me souviens, de ce parfum si délicat, de ces fous rires partagés, de ces moments de tendresse, ai-je tout foiré?
Je médite doucement mais surement, je ne me fais plus confiance et je ne compterai plus sur moi.
Je suis si Naive.